Dans cette photo prise avant l'exil, mon père est assis à côté de sa mère (ma grand-mère), Son Altesse Princesse Şadiyé
Leurs Altesses Princesses Méliké (à la droite de mon père) et Emiré à bord du Normandie pendant la deuxième guerre mondiale
Mon père, Son Altesse Impériale le prince Burhaneddin Djem, et moi, son fils, Son Altesse Impériale le prince Sélim Djem
Mon père qui me porte dans le
creux de son bras tandis que ma sœur est assise sur une
balançoire
Je pense que cette photo a été prise à Baden-Baden. De gauche à droite: mon père, moi, ma mère, ma soeur, et tante Lola, une parente du côté maternel. En arrière-plan, la Coccinelle de mon père
De droite à gauche: Son Altesse Impériale Prince Burhaneddin Djem, ses demi-frères Rudy Halouk Daus (oncle Halouk) et Laurence Bahri Daus (oncle Bob), l'un des trois fils d'oncle Halouk, John Djem Daus, et le fils de Laurence Bahri Daus, Robert Daus. A l'extrême gauche: Daniel Halouk Daus, fils de Rudy Halouk Daus. Cette photo fut prise en 1990 au cours du mariage de Regina, la fille de Laurence Bahri Daus. Elle a épousé Peter Haberles. Ils ont deux enfants, Spencer et Ben.
Robert a épousé Lisa et a un fils tout neuf, Robby. Peu avant le décès
de mon père, son plus jeune demi-frère, Oncle Bob, est lui-même décédé,
en mai 2008. Sa perte est une tragédie. C'était un homme doux, toujours
à l'écoute, et qui donnait de bons conseils. C'était l'un des hommes le
plus bons que j'aie eu à connaître. Absent de la photo: Billy et sa
famille. Billy est le fils ainé d'oncle Halouk
Mon père assis aux côtés de Refan et Dogan Akad. Refan fait partie de la branche maternelle de mon père. Son mari et elle sont des personnes d'une gentillesse rare. Ici, ils sont assis dans Midtown New York, dans les environs de la 42ème rue
Simon Starosselsky était un des trois oncles de ma mère. Mon père et lui s'entendaient à merveille
Son Altesse Impériale Prince Burhaneddin Djem et sa cousine Son Altesse Impériale la Princesse Nejla. Photo prise à Paris dans les années 80
Mon cousin, Son Altesse Prince Youssouf Medjid Kéféli avec sa femme, Anne Kéféli, se tiennent de part et d'autre de mon père. Youssouf est le fils d'une des 4 soeursde mon père, Nelufer Sultan (1912 - 1997). Son Altesse Impériale Nelufer habitait avec son mari Joseph Chiernovsky, dans le Queens, pas trop loin de chez mon père. Chaque week-end, tante Nelufer nous invitait pour manger son fameux poulet à la tomate.Youssouf a travaillé pendant de longues années au CRNS, à Paris, jusqu'à ce qu'il prenne sa retraite. Pendant quelques années, il s'est évertué à m'enseigner des rudiments de l'histoire ottomane
Mon père en "tête à tête" avec Son Altesse Impériale le Prince Orhan, en 1989. Le prince Orhan était alors le Chef de la famille ottomane
Mon père admirait énormément Son Altesse Impériale le prince Osman Selaheddin Osmanoglu, et aimait ses nombreux enfants - Leurs Altesses Impériales la princesse Ayse, prince Murat Osmanoglu, et prince Selim Osmanoglu ainsi que leur mère, Son altesse princesse Athena
Mon père et moi sommes allés voir le Professeur Docteur Ekmeleddin Ishanoglu, le directeur du Centre Islamique à Istanbul, situé dans le quartier de Bechiktach. Le Professeur devint très vite un excellent ami, tant et si bien qu'il nous aida à obtenir la nationalité turque. C'est une personne d'une érudition rare et sur laquelle nous, les Ottomans, pourrons toujours compter. Le jour où j'ai accompagné mon père sommes pour aller chercher son passeport turc à l'ambassade turque à New York, juste en face des Nations Unies, une foule de consuls, vice-consuls, d'ambassadeurs, le consul général auprès des Nations Unies, et même le Premier Ministre de l'époque, Monsieur Abdullah Guhl, sont venus nous accueillir et nous ont menés dans la plus belle pièce du bâtiment. Pendant toute l'après-midi, ils nous ont servi du thé et des confiseries turques. Monsieur Guhl, l'actuel Président de la Turquie, est un homme raffiné et cultivé. Un homme du monde comme on n'en rencontre guère plus. Mon père, d'abord timide, s'est peu à peu mis à s'exprimer avec de plus en plus de verve. Lorsque nous sommes finalement partis, mon père m'a dit: "Et moi qui croyais qu'ils nous détestaient."
Grâce au travail de Madame Kerimé Senyucel, des membres de la famille qui vivaient dispersés aux quatre coins du monde, se sont enfin rencontrés. Certains n'avaient jamais entendus parler de telle ou telle "colonie" ottomane. Kerimé est venu nous interviewer chacun à son propre domicile. Avec son équipe de télévision TRT, Kerimé est venu nous dénicher là où nous étions et nous a posé les questions que la population turque se pose par rapport à cette dynastie que Mustafa Kemal a chassé. Après avoir vu et revu ce long métrage, nous nous sommes tous rencontrés dans le plus beau palais ottoman, le palais de Dolmabahchté, à Istanbul. Nous nous sommes retrouvés face à face, comme si l'on se voyait tous pour la première fois dans un miroir, nous rendant compte à tel point nous étions similaires, et du coup, que nous n'étions plus des extraterrestres. Merci Kerimé.
En février 1998, j’ai rencontré Hélène. Au mois d'août de la même année, pour les vacances scolaires (Hélène a une fille, Carlotta), nous sommes allés habiter chez mon père. Peu à peu, des liens d’amitié se sont tissés entre mon père et Hélène, un profond attachement. Ces dernières années, depuis que mon père allait moins bien, ces liens se sont renforcés. Hélène s'efforçait de lui rendre la vie plus facile. Elle le faisait rire. Aujourd'hui, mon père lui manque presque autant qu’à moi. Nous avons passé les derniers jours de la vie de mon père à son chevet sans que quiconque ne vienne le voir. Après qu’il nous ait quittés, Hélène et moi nous sommes rendus à son appartement situé à l’angle de la 105ème rue et de Broadway Avenue. Tout en pleurant, nous avons tout nettoyé. Puis, je me suis mis à trier les affaires de mon père entre celles que j’allais conserver et celles dont je devais me débarrasser... Quelques jours plus tard, ma sœur a débarqué pour réclamer son dû. C’est à ce moment-là que les choses sont devenues très laides. Un jour, dans un futur pas très éloigné, j’écrirai tout ça, quand j’aurai la tête claire, quand je serai apaisé, ce qui n'est pas encore le cas.
De gauche à droite: Son Altesse Princesse Biloune, son frère, Son Altesse le Prince Yavouz et la fille de Biloune, la Princesse Nahidé. Tout à gauche, mon père, SAI, le Prince Burhaneddin Djem. Mon père n'avait pas vu sa nièce Biloune depuis 1924, quand ils jouaient ensemble dans la propriété de mon grand-père. Ils étaient et restèrent les meilleurs amis. Ce voyage au Liban fut son dernier voyage. Photo prise par Cynthia, la fille de Yavouz
Dans cette photo, la Princesse Cynthia a pris la place de la Princesse Nahidé auprès de son père, Yavouz. Photo prise par Nahidé